Projet de Développement Durable de DioguéLe développement durable de Diogué s’impose à la fois pour préserver l’environnement fragile de l’ile, pour améliorer les activités économiques et les conditions de vie sur l’ile. Mais c’est un véritable défi.

Qu’on en juge :

  1. Environnement fragile : Diogué est particulièrement touchée par l’érosion qui s’accélère depuis une dizaine d’années : les rizières sont attaquées par le sel, les activités de la pêche sont perturbées, le déménagement de l’école s’est imposé, des bâtiments s’effondrent.
  2. La protection du littoral et des terres cultivables exige des mesures de protection (épi, digues, etc.) et un travail de plantation d’arbres. Cela signifie des moyens importants que l’ile ne peut mobiliser seule.
  3. Le développement des activités autour de la pêche est difficile faute d’énergie et de possibilités de réfrigération.
  4. Les terres cultivables sont fragiles même si il est possible de diversifier l’activité agricole spécialisée actuellement sur la riziculture : le  maraîchage et l’arboriculture ont un potentiel et il faut investir dans ces domaines.
  5. Pour ne rien arranger les conditions de vie sont difficiles : sans électricité ni eau potable les habitants doivent recourir à des puits et des plaques solaires individuelles.

Un projet de développement durable a été esquissé en 2013-2015 à l’occasion du Plan Local de Gestion Intégré des Zones Côtières (PLGIZC). 13 priorités avaient été identifiées . Mais les moyens qui avaient été estimés n’ont pas été débloqués. Les habitants se sentent isolés et abandonnés.

Pourtant rien n’est perdu. L’association Waa diogué qui regroupe des habitants sur place et hors de l’ile commence, avec la population, à formuler un projet pragmatique qui inclut la recherche de ressources financières, l’amélioration d’activités pouvant devenir source de revenus, l’affectation des ressources dans des activités plus délicates à auto-financer.

Cette véritable économie du développement durable est délicate. Elle sera possible grâce à une gouvernance sur trois pieds :

  1. Un comité du développement qui regroupe les acteurs économiques et qui peut définir des orientation et assurer un suivi des initiatives.
  2. Un GIE en charge des tâches pratiques : commercialisation, mobilisation de compétences et de partenaires, communication pour valoriser les initiatives, rechercher des financements.
  3. Une large cercle national et international de compétences, de soutiens à ce développement : experts, scientifiques, journalistes, amis de la Casamance, du Sénégal, des iles isolées … toutes les bonnes volontés seront sollicitées.

Un document s’appuyant sur cette philosophie est en cours d’élaboration. Il a été discuté lors des 72 heures Le voici Projet-3D.

Diogué se développera  dans le respect des ressources humaines et naturelles et dans l’intérêt des habitants.

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